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lundi 23 mars 2026

Quand l’eau potable arrive enfin

Muslim Hands France

BANGLADESH, districts de Satkhira et Jashore — Le soleil vient à peine de se lever sur le village. Devant sa maison, Aleya Begum remplit calmement un seau d’eau claire. 

Aujourd’hui, le puits se trouve à quelques pas de chez elle. Pendant longtemps, ce geste simple demandait beaucoup plus d’efforts. 

Comme de nombreuses femmes du village, Aleya devait marcher près d’une heure pour aller chercher de l’eau potable. Le trajet était long et devait être répété plusieurs fois par jour pour répondre aux besoins de la famille. 

Dans ces villages ruraux de ces deux districts, l’eau potable a longtemps été difficile d’accès. Les habitantes et habitants dépendaient souvent de rivières, de canaux ou d’étangs pour leurs besoins quotidiens, des sources d’eau qui peuvent être contaminées et exposer les communautés à différentes maladies. 

"Nous devions marcher pendant 35 à 40 minutes pour trouver de l’eau potable", raconte également Monjuyara Khatun, une habitante de ce même village. 

Des familles qui vivent avec très peu 

La famille de Monjuyara vit de petits travaux journaliers. Son mari et ses enfants collectent parfois des escargots pour les vendre et compléter les revenus du foyer. Ensemble, ils gagnent environ 7 500 taka par mois (environ 63 €), une somme qui ne suffit pas bien souvent à couvrir les besoins de toute la famille. 

Un peu plus loin, dans le village de Ragurampur, Billal Hossain connaît les mêmes difficultés. Ce père de famille de 40 ans travaille comme conducteur de van, mais sa santé fragile l’empêche de travailler régulièrement. Son épouse effectue également des tâches ménagères dans d’autres maisons pour compléter les revenus du ménage. 

Ensemble, le couple gagne environ 8 500 taka par mois (environ 72 €) pour faire vivre leur famille de six personnes. "Nous devions aller chercher de l’eau chez des voisins qui vivent loin d’ici", explique Billal. 

Dans cette région du sud du Bangladesh, les conditions climatiques rendent la vie encore plus difficile. Pendant plusieurs mois de l’année, les terres restent submergées à cause de l’engorgement permanent de l’eau. Les champs et les terres agricoles deviennent alors inutilisables, limitant fortement les possibilités de travail pour les habitantes et habitants. 

Dans ces villages déjà marqués par la pauvreté, l’accès à une eau potable sûre reste un défi quotidien. 

Des puits pour changer la vie des villages 

Pour répondre à ces difficultés, 300 puits peu profonds ont été installés dans plusieurs villages des districts de Satkhira et Jashore, grâce au soutien de Muslim Hands France. 

L’eau potable est désormais disponible beaucoup plus près des habitations. Pour les familles, cela signifie d’abord du temps gagné.  Les femmes n’ont plus besoin de parcourir de longues distances quotidiennement pour remplir leurs seaux. Les habitantes et habitants bénéficient aussi d’une amélioration de l’hygiène et de la santé dans la communauté. 

Pour Aleya Begum, ce changement reste avant tout très concret. Le temps autrefois consacré à cette marche quotidienne peut désormais être utilisé pour s’occuper de ses enfants et des tâches du foyer. 

Dans ces villages où l’eau était autrefois une source constante d’inquiétude, elle devient peu à peu une ressource accessible — simple, mais essentielle — qui transforme la vie des familles. 

Au cours des deux dernières années, les programmes d’accès à l’eau soutenus par Muslim Hands France ont permis à plusieurs centaines de milliers de personnes supplémentaires d’accéder à l’eau potable dans le monde. 

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Etablie en 2007, Muslim Hands France est une ONG de solidarité internationale régie par la loi 1901 et œuvrant dans le domaine de l’humanitaire et du développement.